Dépression ou baby blues ? 10 signes à ne pas banaliser après l’accouchement
L’arrivée d’un bébé est souvent présentée comme l’un des plus beaux moments d’une vie. Pourtant, les premiers jours et les premières semaines peuvent aussi être traversés par des émotions intenses, de la fatigue, des doutes… et parfois une véritable souffrance psychique.
Pleurer facilement, se sentir dépassée ou avoir l’impression de ne pas être à la hauteur peut arriver après une naissance. Mais comment savoir si c’est un baby blues ou si quelque chose de plus profond est en train de s’installer ?
Baby blues ou dépression post-partum : quelle différence ?
Le baby blues est très fréquent. Il apparaît généralement quelques jours après l’accouchement. Émotivité, irritabilité, anxiété, fatigue et pleurs peuvent être au rendez-vous. Ces manifestations s’atténuent généralement spontanément en quelques jours.
La dépression du post-partum, elle, peut s’installer plus durablement et avoir un impact important sur le quotidien, le bien-être de la mère et la relation avec son bébé. Elle peut survenir dans les semaines ou les mois qui suivent la naissance. C’est pourquoi le ressenti de la mère doit être pris au sérieux, même lorsque tout semble « aller bien » de l’extérieur.

Dépression ou baby blues après l’accouchement : 10 signes à ne pas banaliser
Un ou plusieurs de ces signes ne suffisent pas à poser un diagnostic. Mais ils méritent d’être entendus, surtout s’ils persistent, s’intensifient ou vous empêchent de fonctionner normalement :
Vous pleurez très souvent, sans parvenir à retrouver votre équilibre émotionnel.
Vous vous sentez profondément triste ou vide, la plupart du temps.
Vous ne ressentez plus de plaisir, même dans les moments que vous imaginiez heureux.
Vous êtes envahie par l’anxiété, les inquiétudes ou la peur qu’un malheur arrive.
Vous vous sentez incapable d’être une “bonne mère” et vous vous dévalorisez beaucoup.
Vous avez du mal à créer du lien avec votre bébé ou vous vous sentez détachée de lui.
Vous êtes épuisée au-delà de la fatigue habituelle du post-partum, avec l’impression de ne plus avoir de ressources.
Vous avez des difficultés importantes à dormir ou à manger, même lorsque votre bébé vous laisse la possibilité de vous reposer.
Vous vous isolez et n’avez plus envie de voir vos proches ou de demander de l’aide.
Vous avez des pensées très sombres, notamment l’impression que vous ne pouvez plus continuer ou des pensées de mort.
Vous n’avez pas besoin d’attendre que cela devienne « grave »
Demander de l’aide ne signifie pas que vous êtes une mauvaise mère. Au contraire, reconnaître que vous souffrez est déjà une manière de prendre soin de vous et de votre bébé.
La Haute Autorité de Santé recommande que le bien-être psychique de la mère soit évalué pendant la période postnatale et que les changements inhabituels d’humeur, d’émotions ou de comportement soient signalés aux professionnels qui accompagnent la mère.
Vous pouvez en parler à votre sage-femme, médecin, gynécologue, psychologue ou psychiatre. Vous pouvez également demander à votre entourage de vous aider concrètement : garder le bébé pendant que vous dormez, préparer un repas, vous accompagner à un rendez-vous…
Et surtout, vous n’avez pas à attendre d’aller très mal pour demander du soutien.
Si vous avez des pensées suicidaires, des pensées de faire du mal à votre bébé, ou si vous vous sentez en danger, demandez une aide médicale ou contactez immédiatement les services d’urgence.
Le post-partum est une période de bouleversements majeurs. Être accompagnée pour une dépression ou un baby blues après l’accouchement n’enlève rien à votre rôle de mère. Cela peut au contraire vous permettre de retrouver progressivement de l’énergie, de la confiance et du plaisir dans cette nouvelle vie.
Maëlis Scholtes - Sexothérapeute et thérapeute de couple - Consultations en cabinet à Roissy-en-Brie (77) ou en visioconférence.




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