top of page

« Je me suis reconnue dans tout » : que faire quand on pense être neuroatypique ?

il y a 12 minutes
3 min de lecture

Vous avez lu un article sur le TDAH. Puis un autre sur l’autisme. Vous avez regardé quelques vidéos, lu des témoignages… et soudain, beaucoup de choses semblent prendre sens. Vous vous dites peut-être : « Mais c’est exactement moi. »

Cette sensation de reconnaissance peut être très forte. Elle peut aussi être déstabilisante. Alors, si je pense être neuroatypique, que faire ?


Se reconnaître ne signifie pas forcément avoir un diagnostic


Les contenus sur les neuroatypies peuvent mettre des mots sur des expériences que vous vivez depuis longtemps. C’est précieux. Mais un même fonctionnement peut avoir différentes explications. Difficultés d’attention, anxiété, hypersensibilité, fatigue, troubles du sommeil ou expériences de vie peuvent parfois produire des manifestations qui se ressemblent.

C’est pourquoi un questionnaire en ligne ou une vidéo TikTok ne permet pas, à lui seul, de conclure à une quelconque neuroatypie.

La Haute Autorité de Santé insiste sur l’importance d’une évaluation clinique rigoureuse, multidimensionnelle et adaptée à la personne lorsqu’un diagnostic est envisagé.


Vous pensez être neuroatypique parce que vous vous reconnaissez dans de nombreux témoignages ? Découvrez quoi observer, quoi éviter et vers qui vous tourner.

« Je pense être neuroatypique : que faire ? »


1. Commencez par observer votre fonctionnement

Plutôt que de chercher immédiatement « le bon diagnostic », notez ce qui vous pose réellement difficulté :

  • attention et concentration ;

  • organisation et gestion du temps ;

  • relations sociales ;

  • sensibilité sensorielle ;

  • besoin de routines ;

  • impulsivité ou procrastination ;

  • fatigue après les interactions sociales ;

  • gestion des émotions ;

  • surcharge ou périodes d’épuisement.

Observez également depuis quand ces difficultés existent et dans quels contextes elles apparaissent.


2. Regardez votre histoire, pas seulement votre quotidien actuel

Pour les troubles neurodéveloppementaux, l'histoire du développement est importante. Certaines difficultés étaient-elles déjà présentes pendant l’enfance ? Aviez-vous besoin de beaucoup plus d’efforts que les autres pour certaines choses ? Aviez-vous développé très tôt des stratégies pour vous adapter ?

C’est notamment pourquoi une démarche diagnostique ne devrait pas se limiter à une photographie de votre situation actuelle.


3. Évitez de chercher absolument « la bonne case »

TDAH, autisme, hypersensibilité, haut potentiel… Il peut être tentant de chercher une étiquette qui explique tout. Mais votre fonctionnement est probablement plus complexe qu'un seul mot.

L’objectif d’une démarche d’évaluation n’est pas simplement de trouver une catégorie dans laquelle vous entreriez. Il est aussi de comprendre vos forces, vos difficultés, vos besoins et les situations qui vous mettent en difficulté.


4. Parlez-en à un professionnel

Si cette réflexion vous préoccupe ou a un impact important sur votre quotidien, vous pouvez en parler à un professionnel formé à ces problématiques et demander une orientation adaptée.

Un diagnostic, lorsqu’il est pertinent, peut permettre de mieux comprendre son parcours et d’identifier des accompagnements ou des adaptations utiles.


Et si vous n’étiez finalement pas neuroatypique ?


Votre souffrance ou vos difficultés restent légitimes.

Ne pas recevoir le diagnostic auquel on pensait ne signifie pas que « tout était dans votre tête » ou que vous avez inventé vos difficultés. La question la plus intéressante peut finalement être moins : « Qu’est-ce que j’ai ? » que : « De quoi ai-je besoin pour fonctionner et me sentir mieux ? ».

Se reconnaître dans les témoignages de personnes neuroatypiques peut être une première porte d’entrée. L’étape suivante consiste à transformer cette reconnaissance en compréhension de soi, sans précipitation et sans s’enfermer dans une étiquette.

Vous n’avez pas besoin de tout comprendre aujourd’hui. Vous pouvez simplement commencer par vous écouter autrement.




Maëlis Scholtes - Sexothérapeute et Thérapeute de couple - Consultations en cabinet à Roissy-en-Brie (77) ou en visioconférence.

Commentaires


Les commentaires sur ce post ne sont plus acceptés. Contactez le propriétaire pour plus d'informations.
bottom of page